23 novembre 2005
Noces de tôle.
Je trouve particulièrement la fin extrêmement à mon goût... J'ai le sentiment que ça serait le rêve de bien des gens qui se font déranger à tout moment par des sollicitations téléphonique absolument chiantes !!! Prenez une grande respiration car ce texte est légèrement émoustillant.
Merci Anne !!!
– Allo ?
– Madame Archet ?
– Elle-même.
– Bonsoir Madame, je me nomme Julie et je représente Revêtement d’aluminium Boisvert et fils, une compagnie qui oeuvre dans la région depuis plus de dix ans. Si vous pouvez m’accorder quelques minutes, je vais vous expliquer comment vous pourriez ne plus avoir à repeindre votre maison…
– C’est que je suis occupée en ce moment.
– Je vois. Voulez-vous que je vous rappelle plus tard ?
– Non, ça… va. Vous pouvez… continuer…
– Vous me semblez à bout de souffle… Avez-vous couru pour répondre au téléphone ?
– Non, je suis tout simplement… oh !
– Madame Archet ? Tout va bien ?
– Je vais bien… vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point je vais bien.
– J’entends des bruits… seriez-vous en train de manger ? Parce que si j’ai interrompu votre repas, je…
– C’est mon mari qui mange en ce moment.
– Dans ce cas, Madame Archet, je vais…
– Je t’en prie, Julie, appelle-moi Anne.
– D’accord, Anne. Je vais vous rappeler plus tard…
– En réalité, il lèche bien plus qu’il ne mange.
– Il lèche… ?
– Mes seins. Oh ! Oui ! Juste ici…
– Et si je vous rappelais demain soir, à la même heure ?
– Non ! Ne raccroche pas. Je t’en prie, écoute-moi…
– Je ne crois pas que je devrais…
– Que portes-tu en ce moment, Julie ?
– Moi ? Je ne sais pas si…
– Oui ! Lèche-moi !
– Je dois vraiment vous quitter.
– Dis-moi ce que tu portes, Julie.
– Des jeans et un T-shirt.
– Et tes sous-vêtements, Julie ?
– Bon, ça suffit. Je vais…
– Oui ! Oui ! Il lèche ma chatte maintenant ! Oh ! Julie ! Je peux voir sa langue laper ma fente !
– Pour vrai ?
– Juré craché. Oh ! Il taquine mon clito du bout de son pouce !
– Un string noir et un soutien-gorge demi-bonnets en dentelle.
– Quoi ?
– Ce que je porte. Les sous-vêtements.
– Tu es seule en ce moment, Julie ?
– Non, je suis au travail. Mon bureau est fait de cloisons mobiles et…
– … et tes collègues peuvent voir ce que tu fais…
– Non. Pas vraiment.
– C’est bien, c’est bien… oh oui ! Suce-moi bien !
– Oh mon dieu.
– Julie ?
– Oui ?
– Où est ta main ?
– Elle est… Hum…
– J’entends ta respiration Julie. Où est-elle ?
– Elle est… en bas… entre mes…
– Est-ce que c’est humide, entre tes…
– Oh oui.
– N’est-ce pas agréable, avoir ses doigts à cet endroit ?
– Mon dieu ! Oui. Qu’est-ce qu’il te fait, maintenant ?
– Il écarte mes cuisses, Julie. Il va me baiser, Julie. Je peux le lire dans ses yeux. Il se prépare à me fourrer comme une dinde de l’Action de grâces.
– Est-ce qu’il est… dur ?
– Julie ! Il est long et dur comme fer. Tu devrais le voir. Il est large comme une cannette de Guinness. Peux-tu imaginer un tel engin dans ton petit minou ?
– Oh mon dieu non…
– Que ce passe-t-il, Julie ?
– Je crois que je vais… jouir… dis-moi ce qu’il te fait.
– Il…
– Dis-moi, je t’en supplie. Tu dois le faire, je suis si près de…
– Son gland bute contre ma chatte, Julie. Dois-je le laisser me le mettre ?
– Oui ! Oui ! Laisse-le te bourrer ! Laisse-le glisser dans ta fente ! Oui !
– Oh ! Julie ! Il me…
– Ah ! je… Oh !
C’est à ce moment que je décidai de raccrocher. De la cuisine, j’entendis Simone, restée assise devant la télé, qui me demandait :
– Qui c’était ?
– Encore quelqu’un qui voulait nous vendre de la foutue tôle d’aluminium, répondis-je sur un ton blasé.
11 novembre 2005
Duplicate
: (d'Anne Archet)
Je tapotai pensivement mes lèvres du bout de l’index, puis plaçai soigneusement mes lettres après le mot « fou ».
– Tadam ! Lettre compte double… mot compte triple… quarante-deux points… plus cinquante parce que je vide mon chevalet… quatre-vingt douze ! Lalalèreu !
– « Foutentrer » n’est pas acceptable, me dit-il sans sourire.
– Bien sûr que ça l’est. C’est un mot tout ce qu’il y a de plus banal et usuel.
– Et madame peut daigner m’en donner la définition ?
– Tout le monde sait que ça veut dire « remplir avec force ». C’est un verbe du premier groupe qui se conjugue tout simplement comme « aimer » ou « entrer ».
– Pfff. Et tu t’attends vraiment à ce que je gobe ça sans mot dire ?
– Serait-ce un défi ?
– Évidemment.
– J’ai laissé mon dico chez moi… lui dis-je en souriant malicieusement.
D’un geste vif, il fit voler les pièces du jeu dans tous les sens en envoyant valser le plateau de carton jusqu’au fond de la pièce, puis me foutentra vigoureusement sur la table.
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