soupir érotique.

Que des mots parfumés...

12 novembre 2005

ALINE ET ALFREDA

Je vais faire récit
Rapide évocation
De deux dames amies
Lors de la collation

Aline et Alfreda
Copines de toujours
Se rencontraient parfois
Et puis parlaient d ‘amour

Un beau jour de juillet
Alfreda pénétrait
Pour boire un peu de thé
Chez Aline l’aînée

Aline la voyant
Pâle et décomposée
Se pressa vivement
D’ainsi l’interroger

« Vous me semblez amère
Vous avez triste mine
Vous étiez mieux hier
Qu’avez vous ma copine ? »

« Oh ma très chère Aline
Vous savez à quel point
J’aime qu’on me lutine
Et me fasse câlin »

« Votre mari faiblit
Et vous voilà marrie
Il vous fait grise mine
Et point ne vous empine ?

Vous met-il à l’index ?
Préfère-t-il dormir ?
Aux affaires du sexe
Ne prend-il plus plaisir ? »

« C’est cela, chère Aline
Et voilà que sa pine
Autrefois vigoureuse
Devient très paresseuse

Celle qu’auparavant
Je voyais se dressant
Choit lamentablement
Il est là mon tourment »

« Le mien eut des faiblesses
Mais j’y ai remédié
Il n’est nulle paresse
Qu’on ne puisse pallier

Avez vous donc tenté
Les caresses buccales
Avec ça, il paraît
Qu’ils l’ont comme un cheval

Avez vous essayé
Parfois de le tremper
Dans un peu d’amidon
Qui raidit les plastrons ?

Ou chez l’apothicaire
D’acheter les tisanes
Dont usaient les sorcières
Au temps des courtisanes ?

Le divin Esculape
Pourrait vous dépanner
Et de nouveau Priape
Pourrait vous honorer

Depuis peu le Viagra
Aide le radada
Et la pilule bleue
Redresse bien des queues

Mais si après tout ça
Il n’y arrive pas
Il faut que solitaire
Vous régliez l’affaire

On vend sur Internet
De ces petits gadgets
Qui remplacent aisément
Le membre défaillant

Posté par gastonlebrave à 04:34 - Gaston Lebrave... - Commentaires [0] - Permalien [#]

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